mercredi 8 février 2012

Après le choc - 8 février, jour significatif

Le 8 février, journée de souvenirs, et d'aide à ceux qui souffrent du mal de vivre.

Il y a quelque jours, voire semaines, elle croyait bien faire
Avait décidé de ne plus se tracasser, se taire
Après une bataille qui l'a laissé K.O. mentalement
Elle a voulu cesser, enfin, ses tourments

Affalée sur le sol, après avoir pleuré toute son âme
Crié sa détresse, pleuré à chaudes larmes
Elle a fermé sa machine à solutions
Et a laissé tomber sa vie, est devenue sans nom

Prise dans un univers glauque, brouillard dense, elle a fermé les yeux
Et l'avenir lui apparaissait si noir qu'il en était lumineux
Dans la froideur de l'hiver, une idée en tête
Oublier d'exister, cesser de se battre, cesser d'être

Subitement, dans sa logique du moment
Elle a prit le taureau par les cornes, et a utilisé sa force autrement
Oubliant tout autour d'elle, elle a fermé la porte à toute aide
A prié que le ciel l'emporte, de tout son être

Plus tard, dans la froideur de la réalité
Toujours en vie, les signes vitaux O.K. mais le coeur brisé
Elle a entrevu, aussi faible qu'elle soit
Le sourire de ses amis, le regard de son enfant, plein de gens, du brouhaha

Elle a vu la tristesse de sa famille, a pris les mains qu'on lui donnait
Elle a perçu le vide immense qu'elle laisserait
Malgré la froideur de la vie
Elle a vu tout l'amour qu'il lui restait à donner à autrui

Un calin, des amis, de la compassion, de l'aide aux fuckés comme elle
Petit à petit, jour après jour, elle a cru voir qu'elle était gentille et belle
Grâce aux amis qui lui ont reflété une partie d'elle qu'elle ne voyait pas
Est redevenue quelqu'un, petit à petit, elle fait de petit pas

Pour l'amour de ses proches, malgré le coeur affaibli, il lui reste en poche
Un peu d'espoir, une étincelle aux yeux, quelques rires pour rien
Mais surtout, elle sait que ce soir-là, elle ne devait pas en finir
Après tout, aussi borderline soit-elle, elle peut encore vivre, aimer, mais pas mourir

Aimer pleinement, envoyer ses problèmes au tapis, et les autres, aussi
Utiliser sa créativité pour envoyer valser les idées noires, et grises aussi
Courir à tue-tête, écrire, pour contrôler ses maux
Et ne jamais oublier qu'on l'aime, malgré elle, parfois mal, mais gros

Encore en rémission, toujours fragile, elle sait qu'elle devra toujours se souvenir
De ceux qui l'entourent et de ses qualités, et comme tous, elle devra respirer
Un jour à la fois, décider d'accepter la vie, caliner ses proches tendrement
Et de vivre pour devenir, pour une fois, ce qu'est veut vraiment

-En souvenir de M., tu me manques, chaque jour.