samedi 8 décembre 2012

A l'aide....

Je suis à court de mots
La vie m'a déjouée, dans le dos
À coups de poignard, j'ai mal à ma peau
Le sang perle et coule à flots

Étendue par terre, je crie au secours
Mon coeur se meurt d'avoir tant aimé et souffert
Maintenant le ciel est gris,  j'étouffe, le souffle court
Je regrette ma vie et j'espère...

Je dis adieu à mes anciens amours
Étourdie, je les regarde les yeux fermés
Je pleure ma vie, derniers détour
J'étais là, j'ai vécu, j'ai aimé


mercredi 21 novembre 2012

Partir à zéro.

 Dans l'espace de quelques mois, je suis morte et revenue à la vie. Quelques tirs ont laissé des traces, mais jamais je n'oublie les cicatrices de ces mots et mon corps qui veut vivre à corps perdu.


Il faut que je change de place, que je prenne l'air, mon inspiration s'en va ailleurs et pour me suivre... simplement m'attendre ou m'écrire. Mon âme a besoin d'oxygène en format Costo, et mon petit coeur saigne pour vrai. Dommage que les band-aids n'aident pas. Malgré la mort imminente, malgré ce passage dans l'espace-temps me reste un peu d'amour des mots et surtout le goût de voir s'il existe une vie qui veut de moi ailleurs...

:)


dimanche 6 mai 2012

Saisie

Dans une autre vie, il y avait toi et moi
Un peu de douceur, de la vie, des émois
Je reconnaissais la douceur de ta voix
L'avenir était là, devant moi, avec toi

Puis le ciel s'est brisé en mille morceaux
M'a laissé des cicatrices béantes, j'ai crié, hurlé, c'était trop
Déjà par terre, tu m'a laissé mourir en pleurs
Puis le temps, la guerre s'est poursuivie, l'horreur

J'ai regardé le ciel, interte devant mon destin imminent
Paralysée par la douleur, les pleurs, le froid et le vent
Je me suis dit que je me relèverais, que tout n'est pas perdu
Car rien n'y paraît vraiment, même si je n'y suis plus

J'ai tenté de ressusciter mon coeur blessé, mon âme meurtrie
Supplié de cesser les guerres, caressé mes plaies, seule dans mon lit
Dans mon âme de résiliente, j'ai cherché partout les solutions
Jusqu'au jour ou j'ai dû voir que je n'avais pas raison

Dans une autre vie, c'était beau, sain, il y avait de l'espoir
Je croyais, je vivais, j'avais faim de toi, et soif d'amour
Or avec mon corps immobile, déchiqueté par en-dedans, tout n'est que noir
Et je me vois sonner le glas de toi, d'eux, pour toujours

J'espère juste que mon sourire laissera des traces
J'espère juste qu'un jour on ne sera pas de glace
Et qu'avant le saut en hauteur vers les nuages étincelants
Quelqu'un me tendra la perche pour me ramener un sourire, sans toi, mais vivant...

dimanche 15 avril 2012

Miettes

Tu m'aimerais toujours, dis? Tu m'aimerais pour vrai?

Le temps s'est arrêté et je ne peux plus respirer
Depuis ce moment, ton moment ou tu m'as tuée
Émaciée, je suis déchiquetée par en-dedans, dépréciée
Tu as commis l'irréparable, tu n'avait pas le droit de me jeter

De moi il ne reste plus que des miettes éparses
Et je sais pertinement la violence que j'ai eue
N'est pas pertinente, légale, et j'en passe
Mais je suis touchée au coeur, vaincue

Je vois les gens parler, je pense à agir
Mais les pleurs ne tardent pas à me démolir
Me laissant fondre comme la neige au soleil
Je rêve d'un doux et bon sommeil

Je suis vivante, mais tu as décapité mon âme
Et je suis depuis, en filigrane
Je ne suis plus moi, j'existe, c'est tout
Je respire, et tente de rester immobile, c'est fou

J'aimerais crier ma douleur pour qu'elle passe
Mais devant trop d'horreur, je me lasse
Et je me vois compter les heures avant l'aurore
Je pense à ne pas penser, trop dur, encore

Laisse mes miettes en paix, je t'en prie
Laisse-moi faire, je t'en supplie
J'ai trop saigné, ne me parle plus
J'ai eu trop mal, je n'en peux plus

Devant l'espoir d'une nouvelle vie
Je suis dans le néant, je survis
Mais je ne fais seulement pour ne pas blesser
Tous ces gens qui m'aiment, ce serait insensé

Alors d'ici à ce que je respire pour de vrai
Je me terre cherchant la paix
Tentant d'assoupir mon âme
Cherchant à tout prix un peu de douceur dans mes larmes

Tu m'as arrachée une partie de moi
Tu n'avais pas le droit
Le jour ou tu le réaliseras
Je serai partie ailleurs, tu ne m'auras plus, crois-moi...

mardi 3 avril 2012

Temps

Il est peut-être temps pour moi de laisser tomber
De lâcher prise, de déchirer mes papiers
Il est peut-être temps pour moi de partir
Ne pas fuir mais ne plus revenir

Le temps passe et je m'interroge
Je vois les enfants rire, et j'ai le coeur dans la gorge
Tout ce qui semblait si réel autrefois
S'est écroulé devant moi, sous mes pas

Alors je flotte, j'erre et je déteste, vraiment
Mes mots s'entrechoquent, plus rien je ne ressens
La saveur de ta peau est si loin désormais
Et je peux malheureusement dire que demain est jamais

Tu as tué mon inspiration, aussi minime soit-elle
Et j'essaie de me relever, de prendre mes ailes
Mais pour le moment la tristesse fait place aux mots
Et dans mon intérieur, j'ai le coeur si gros

J'espère que ma plume me survivra un peu
J'espère que tu ne me tueras pas encore un peu
Je suis déjà morte de l'intérieur
J'aurais dû m'y attendre, l'amour est sans coeur...

mardi 27 mars 2012

En manque de toi

Je suis en manque de toi
Comme on manque d'oxygène
Je te respire où que tu sois
Tu es mon arôme, subtil bohème

Une chanson, un vers, un poème
Me rappellent ton va-et-vient langoureux
Et me donnent le goût même
De te suivre dans ton petit jeu

Je me surprends les yeux clos
À aimer penser à tes mots
Et ma nuque s'ennuie un peu trop
De ressentir tes mains sur ma peau

Mais quel est donc ton secret, le pouvoir
Que tu as sur ma délicate ossature?
Quel sort me jettes-tu, chaque soir
Pour que la curiosité perdure?

Je suis en manque de toi
Comme on manque d'oxygène
Mais je respire, ne t'en fais pas
L'air du temps, en t'attendant ici même...








dimanche 25 mars 2012

Sourire

Je suis incapable de sourire
Je n'y peux rien, mes muscles me refusent
Ce bonheur, ce délire
Je suis incapable de sourire

J'essaie pourtant, j'avance doucement mes lèvres
Le technique est si facile, si rapide, si brève
Mais je ne peux pas mentir
Je suis incapable de sourire

À moi les grands essais
Les clowns, les blagues, les comédiens mauvais
Mais ma bouche reste impassible, je veux mourir
Car je suis incapable de sourire

Pourtant mes dents, si jolies
N'attendent que cela pour se laisser montrer
Et ma bouche, si petite, se plie
Et tente, oh oui, tente, d'avancer

Mais pour le moment, tout est figé
Rien à faire, le coeur est las, crispé
Quel malheur, vaut-il mieux en rire?
Je suis incapable de sourire.


jeudi 22 mars 2012

Sans crier gare

Elle arrive en tourbillon
Les cheveux en bataille, l'air brouillon
On l'entend marcher de loin
Dans les corridors, les murs en sont témoin

Ses yeux bleus dissimulent sa fragilité
Sur ses bras, on voit que la vie l'a marquée
Quelques gens en ont peur
Mais moi j'avance vers elle, l'air interrogateur

Derrière son regard d'acier
On peut voir toute sa candeur
Mais son âme fragmentée
Ne sait plus la frontière entre la douceur et la douleur

Petite fille, tu m'as fait sourire
Quand tu pleurais pour un rien
Tu m'as comprise, petite fragile
Quand j'en voulais tant au destin

J'ai erré dans tes nuages
Compris tes montagnes russes
J'ai vu au travers de tes dessins, tes tatouages
Le message que voulais donner enfin

Le goût de vivre jusqu'à en finir
Le besoin d'être jusqu'à la fin
Un être à part, libre de fuir
Ou de partir vers ton propre chemin

De ton chez-toi, de ton repère
J'espère que ton esprit est libre, en paix
Je souhaite tant que tu récupères
Petite bum au coeur tendre, l'amour qui te revient.

-A toi, J.

Inspiration - Closer

Cible

Et je me croyais invincible
À l'abri de tous les regards
Et je ne voyais pas la cible
Que j'étais, ni le dard

Et je fus touchée
Une fois au coeur, directement
Je me suis relevée, blessée
Le sang giclait sur ma peur, je pleurais, doucement

J'ai pansé ma plaie, gisante
Près de l'herbe douce, je me laissais aller
Et j'ai pensé à toi, douceur enlevante
La tête au ciel, j'ai souri et rêvé

Alors je me suis remise sur terre
La démarche fragile, l'espoir à zéro
Et j'ai couru te parler, j'étais à l'envers
J'aurais tout donné pour que tu embrasses ma peau

Juste un calin au coeur
Pour oublier un peu le chagrin, le dard
Juste un peu de chaleur
Pour cautériser mon âme si noire

Je me croyais invincible
Mais le temps m'a prouvé
Que j'étais vraiment une cible
Et qu'on m'a un peu tuée

Malgré tout, je me répare
Le coeur en boule, j'attends
Tes vaines promesses du soir
Qui m'apaisent pour un temps

Je suis une cible
Mais tu es devant elle, pour me protéger
Vite, dépêche-toi, la voie est libre
Viens vite me sauver...

mardi 20 mars 2012

Le bonheur aux lèvres

Je te revois déjà
Le sourire aux lèvres, moqueur
La cigarette au bec
Et ton menton frondeur

Tu te pavanais vers moi
L'air ébahi, un peu rêveur
Et je fondais, en manque de toi
Après t'avoir attendu des heures et des heures

Le bonheur existe, j'y ai gouté
C'est l'essence de tes baisers
C'est ton tatou, que je me plaisais à haïr
C'est ma main qui te frôlait, c'était notre désir

Le plaisir de se gâter
Les yeux dans l'eau, les mains partout
Faire un pied de main au destin
Et tomber amoureux, sans garde-fou

Je te revois déjà
Le sourire aux lèvres, ébahi
Et je souris, en l'attente
Que nous soyions à nouveau réunis...











Passage à vide

C'était comme si c'était hier
Autour de moi ça sentait toi, ton aura, ton ère
Je te cherchais en vain, dans ces lieux blancs et froids
Perdue je me promenais, retrouvais tes pas

J'ai fait mon travail, répondu à des questions
Parlé, discuté, fait la conversation
Mais devant un tel air bête impassible
Ne pas m'évader l'esprit était impossible

Et j'ai virevolté à ma sortie, humé ta ville, fiévreuse
Le coeur à l'envers, les idées nébuleuses
J'ai repris malheureusement mon chemin de choix
De retour vers le plat, le drabe, sans toi

C'était comme hier, mais tu changes la donne
Ton absence me désespère, la prochaine fois sera la bonne?
Et j'attends, toute petite, une présence, un aura
Un beau hasard du destin qui me confirmera que tu es là

D'ici là, je me promène, je réponds aux questions
Salue les passants de cette ère, sourit aux plus cons
L'air est doux, mais j'ai hâte de te sentir, toi
L'air est fou, mais c'est qui ne me manque que toi.

dimanche 18 mars 2012

L'amour

On la voyait hautaine
Cette femme au regard perçant
Elle paraissait gênée, même
Mais il soufflait un brasier en-dedans

Qu'on ne lui dise pas quoi faire
Surtout, elle désire régler tout
Sa vie, sa mort, plaire
Vivre, ou bien gâcher tout

Elle se tue à vouloir vivre
À coup de mauvais coups
Elle ne veut pas prendre de l'âge
À elle les grands moyens, sinon, les mirages

Le miroir lui reflète son désir de tuer
Les démons qui sommeillent en elle
Elle regrette des amours d'été
Mais aussi de vrais passions rebelles

On la voit froide, sinon triste
Les jours de pluie
On oublie qu'elle peut être malade
Sa pire peur : qu'on l'oublie

Alors elle cherche à plaire
Envers et contre elle
Sa persona, elle l'enterre
Jusqu'au prochain éveil...

Éveil

Un petit éveil
Qui me réchauffe le coeur
Ma bouche couleur vermeille
Veut tolérer tes baisers, ta chaleur

Ton aura m'ensorcelle
Que me fais-tu, doux soupirant?
Est-ce la nature, ou c'était ton appel
Est-ce juste le destin qui me dit : attends?

Je me plais à t'imaginer, la tête dans mes nuages
Prês de moi, tout près, peau contre peau
Je fabule sur ton corps, toi, mon mirage
Viendras-tu caresser mon dos?

Autour de moi, tout paraît froid
Mais en-dedans, quelle chaleur!
Que feras-tu de moi, quand tu m'auras dans tes bras
Seras-tu à la hauteur?

Un grand éveil
Qui m'atteind en plein coeur
Ça y est, je me sens belle, quelle merveille
Serait-ce ça, un petit peu de bonheur?



Sentiment

On me dit mystérieuse
Même si je me sens ténébreuse
On tente de comprendre mon âme
Mais, rien à faire, messieurs, mesdames

On voit les courbes de mon corps et l'on sourit
Le creux de mes reins fait battre le coeur d'envie
On sonde mes yeux pour mieux me lire
Mais rien à faire, je peux en rire

On se retourne lorsque je défais mon collier
Laissant entrevoir mon cou, mon arôme, et
On tente de courir après moi
Et l'on tombe sur quelqu'un en plein désarroi

Perdus dans mes yeux, on m'écoute, sans relâche
On me prend par la main, et moi je la lâche
Je cours vers d'autres cieux, pour vous rendre plus malins
J'ai une personnalité qui varie, je n'y peux rien

C'est moi, Vanille, à prendre ou à laisser, maintenant
Je suis limite, une fleur qui se fane aisément
Et qui s'illumine à votre regard
Qui aime tant vous voir rugir de désespoir, souriant,
Les yeux amoureux, encore... pur hasard...



samedi 17 mars 2012

Le clown est triste

Ouais, je me sens un peu bizarre
Le clown est triste, ce matin, ce soir
J'essaie de rire, mais ça sonne faux
Je me distrais par la voie des mots

Je lis, j'écoute, je tente de me regorger d'énergie
Mais je n'ai qu'une idée, visiter mon lit
Caresser mon oreiller douce et tendre
La seule qui, curieusement, sait m'attendre

Je sais, je sais, l'extérieur est formidable
Mais je me sens le clown triste, drabe
Pourriez-vous dire à mon esprit de redémarrer?
Pourriez-vous lui dire que je n'ai qu'une vie
Allez, allez?

Ouais, je me sens clown triste aujourd'hui
Malgré la fin des jours de pluie
J'essaie de rire, mais y'a des éclats de trop
Sûrement qu'avec de l'effort, et des échos...

Demain, sûrement, je serai de retour sur mes pattes
Et je redeviendrai prête à me battre
Mais aujourd'hui, je me caline un peu
Après les larmes qui chauffent, je n'ai qu'un voeu

Respirer un peu, boire un café
Rire de tout et de rien, m'allonger
Humer la solitude et l'aimer
Et peut-être un peu, me relever...

Vers la fin... d'une étape

Ça y est, je me sens devant la fin
Un éternel déjà vu qui me hante
J'aimerais bien le faire en dessin
Puis exorciser cette peur lancinante

Je pense à toi, à nous, avant
J'ai le regret de ne pas avoir tâté le pouls de mon coeur
Nous aurions pu être si bien, en amants
Mais j'ai laissé parler mes peurs

Et me voilà, temps superbe mais mine grise
Je me demande où va mon chemin
Au jeu de la vie, où va ma mise
Que crois que j'ai perdu ma main

De mon regard tendre, je les vois aller
Ces proches qui avant étaient si près de moi
Mais aujourd'hui, je me sens délaissée
Et je veux tout oublier, tout sauf toi

Ne me laisse pas périr esseulée
Le coeur pétri de chagrin
Parle-moi, fais-moi rire, parler
Mon amour, j'en ai vraiment besoin

Et peut-être que je pourrai
Sourire à nouveau dans ma tête
Et peut-être que je pourrai
Décider d'être heureuse, un peu, peut-être...



mardi 13 mars 2012

Contre toi

Viens contre moi
Contre vents et marées
Oublie le temps, viens me chercher

Jette au placard toutes tes certitudes
Plonge dans mon regard
Noye ma solitude

Prends-moi dans tes bras
Puise-y mon énergie, ma douceur
De ta main agile, efface ma douleur

Rends-moi un sourire, vas-y, risque-toi
Saute avec moi dans l'inconnu
À un, deux, trois

Viens avec moi te coller sur ma joue
On redeviendra des jeunes cons
Des amoureux, des fous

Embrasse-moi comme tu l'as jamais osé
N'as-tu peur que de toi? Allez, ose
Donne-moi un baiser

Pour que je vienne contre toi
Contre vents et marées
Que je plonge dans ta vie, sans y penser

Que je jette au placard toutes mes certitudes
Et qu'enfin je goûte au plaisir avec toi, mon âme soeur
Et ce n'est qu'un prélude...

Tourbillon et contrôle

Et l'on me demande en quoi je crois
Quelle est ma foi
À qui je dois ma peau, que dois-je faire
De mes doigts, presto

Et l'on me presse comme un citron
On me pousse, me tire, puis c'est l'abandon
Que dois-je faire de ma vie
Quand je pense toujours qu'elle est finie?

Je suis étourdie de toutes ces questions
Devant un mur, je paralyse, je pars dans ma bulle
Ne l'éclatez pas, s'il vous plaît, pardon
Je n'étais pas fait pour que ma vie recule

Et dans tout cela, il y a l'amour
Et de vagues souvenirs, du chemin du retour
Je cherche en vain les casse-tête de ma mémoire
Je m'inquiète de voir la fin, de broyer du noir le soir

Et l'on me dit d'être belle, sage, parfaite
Quand souvent, je ne sais plus ou donner de la tête
Dormir la nuit ou somnoler d'insomnie?
Moi, je ne veux que mon horloge interne cesse de tourner
Tourner, à l'infini

Et l'on m'ordonne d'effacer  mes sentiments
De me mouler encore, de rentrer dans le rang
D'oublier des années de galère
Et de faire de ma vie un enfer, réglé, normal, sur terre

Qui suis-je? Est-il trop tard pour repartir?
Pourquoi ne pas cesser de vouloir me retenir dans cette figurine
De plâtre, je m'ennuie à mourir
Déchirez mon statut, effacez mon brouillon de moi
Laissez-moi choisir, ma vie, pour une fois


lundi 12 mars 2012

Que toi

Malgré le soleil qui se dirige vers moi
Douce lueur qui caresse mes émois
Malgré cet astre brillant qui dans le ciel fait loi
Il ne me manque que toi

J'ai beau avoir mille colliers rouge vermeille
Ou fragments de papier vert m'achetant des merveilles
J'ai beau humer les odeurs de parfums enivrants
Mon vino, mon arôme, c'est toi, maintenant

À moi la recherche de bonheurs futiles et fous
Et je cours, je cours, te cherchant partout
Repérant un fragment de ta volupté dans d'autres yeux
Jamais un sourire d'autrui ne comblera mes voeux

Pendant que vont et viennent mes jours de galère
Le soleil fait des siennes, et je ne vis que d'air
Mon souffle court trahit mon coeur qui bat
Et j'attends, j'attends, car il ne me manque que toi.




jeudi 8 mars 2012

La beauté au menu

Elle était si menue, si menue
Elle laissait la place à tout le monde
Se croyant si nulle, si immonde
Elle ne voulait plus de la vie, de son menu

Elle voulait plaire et disparaître à la fois
Son corps trahissait son mal intérieur
Et devant les demandes du monde extérieur
Elle restait de glace, refusant ses envies, son moi

Pourtant, derrière sa silhouette fragile
Il se cachait une fille agile
Ses yeux clairs reflétaient sa bonté
Sa gentillesse nous laissait bouche bée

Elle voulait laisser les plats derrière elle
Crier son désespoir, s'affirmer, être belle
C'était l'amour dont elle manquait
Et non quelque remarque sur son buffet

Les critiques entraient dans son estomac brisé
Et freinaient son désir d'exister
Le désir de plaire passait avant tout
Elle ne voulait qu'être aimée, c'est tout

Cette fille, si belle de l'intérieur et de l'extérieur
Est vraiment à la hauteur
De quiconque veut être son amie
Et heureux ceux qui la chérissent dans leur vie

Sa présence nous enchante et guérit nos souffrances
Elle est douce et drôle, elle enchante
Toute personne qui ose voir plus loin que la maladie
Vient de découvrir une perle, une amie pour la vie

Elle était si menue, si petite
Désormais, elle s'affirme plus, met ses limites
Et j'entrevois de douces journées
Pour mon amie, qui remet doucement ses peurs au grenier

À toi, mon amie.



Sauve-moi de moi

Vite, sauvons-nous ensemble
Personne n'est là pour comprendre
Cogne à ma porte et embrasse-moi
Sur le cadre de porte, colle-toi à moi

Tes yeux dans les miens, rions un peu
Ta main sur mes reins, petits rires fiévreux
Déboutonne ma chemise, tu l'as tant désiré
Enfin, colle ta peau sur la mienne, je te veux, bébé

Embrasse mon cou, pendant que je soupire
Laisse parler tous tes désirs
Mes doigts agiles frôleront ma peau
Des frissons parcoureront ton dos

Allez, viens, étend ta chaleur sur moi
Laisse-moi profiter de toi
La douceur de mon corps te fera frémir
Et je n'aurai qu'à te chuchoter pour dire

Comment tu me fais effet, c'est fou, c'est fou
Fusionne-toi à moi, n'attends plus, c'est là, c'est tout
Profite de moi, du moment présent
Dégustons ensemble un trip d'amour passionnant...

mercredi 7 mars 2012

Si jamais

Si jamais tu pars en poussière
Tu tu te défiles, vite comme l'éclair
Saches que ton départ me laissera sans voix
Toi, que j'ai tant aimé, sans foi ni loi

Si jamais le temps nous sépare
Et que les mots d'amour deviennent épars
Dis-toi que je les amasserai sur ton chemin
Pour recréer de doux refrains

C'est fou mais je t'ai aimé
Mille caresses m'ont doucement effleurée
Et depuis, mon coeur est en attente de chaleur
Ces doux chatouillements sources de bonheur

Si jamais tu t'enfuis sans bruit
Tes yeux bleus cherchant une autre fille, une autre vie
Souviens-toi de mon doux regard vers toi
Et retourne, oh retourne sur tes pas

Si jamais ma vie ne s'accroche pas à toi
Si les heures, les mois nous séparent, crois-moi
Rappelle-moi que ma main n'est pas loin de la tienne
Il ne faudrait qu'un mot pour que tu reviennes

C'est fou, mais je t'ai aimé
Mille sentiments entrelacés
Et je rêve encore de nos sourires réunis
Pour un jour, pour une nuit, pour la vie.

Closer - Très beau....

mercredi 8 février 2012

Après le choc - 8 février, jour significatif

Le 8 février, journée de souvenirs, et d'aide à ceux qui souffrent du mal de vivre.

Il y a quelque jours, voire semaines, elle croyait bien faire
Avait décidé de ne plus se tracasser, se taire
Après une bataille qui l'a laissé K.O. mentalement
Elle a voulu cesser, enfin, ses tourments

Affalée sur le sol, après avoir pleuré toute son âme
Crié sa détresse, pleuré à chaudes larmes
Elle a fermé sa machine à solutions
Et a laissé tomber sa vie, est devenue sans nom

Prise dans un univers glauque, brouillard dense, elle a fermé les yeux
Et l'avenir lui apparaissait si noir qu'il en était lumineux
Dans la froideur de l'hiver, une idée en tête
Oublier d'exister, cesser de se battre, cesser d'être

Subitement, dans sa logique du moment
Elle a prit le taureau par les cornes, et a utilisé sa force autrement
Oubliant tout autour d'elle, elle a fermé la porte à toute aide
A prié que le ciel l'emporte, de tout son être

Plus tard, dans la froideur de la réalité
Toujours en vie, les signes vitaux O.K. mais le coeur brisé
Elle a entrevu, aussi faible qu'elle soit
Le sourire de ses amis, le regard de son enfant, plein de gens, du brouhaha

Elle a vu la tristesse de sa famille, a pris les mains qu'on lui donnait
Elle a perçu le vide immense qu'elle laisserait
Malgré la froideur de la vie
Elle a vu tout l'amour qu'il lui restait à donner à autrui

Un calin, des amis, de la compassion, de l'aide aux fuckés comme elle
Petit à petit, jour après jour, elle a cru voir qu'elle était gentille et belle
Grâce aux amis qui lui ont reflété une partie d'elle qu'elle ne voyait pas
Est redevenue quelqu'un, petit à petit, elle fait de petit pas

Pour l'amour de ses proches, malgré le coeur affaibli, il lui reste en poche
Un peu d'espoir, une étincelle aux yeux, quelques rires pour rien
Mais surtout, elle sait que ce soir-là, elle ne devait pas en finir
Après tout, aussi borderline soit-elle, elle peut encore vivre, aimer, mais pas mourir

Aimer pleinement, envoyer ses problèmes au tapis, et les autres, aussi
Utiliser sa créativité pour envoyer valser les idées noires, et grises aussi
Courir à tue-tête, écrire, pour contrôler ses maux
Et ne jamais oublier qu'on l'aime, malgré elle, parfois mal, mais gros

Encore en rémission, toujours fragile, elle sait qu'elle devra toujours se souvenir
De ceux qui l'entourent et de ses qualités, et comme tous, elle devra respirer
Un jour à la fois, décider d'accepter la vie, caliner ses proches tendrement
Et de vivre pour devenir, pour une fois, ce qu'est veut vraiment

-En souvenir de M., tu me manques, chaque jour.